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ÎLE AUX BASQUES 2001, par Robert P. Boulanger
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Pour moi, la fin de
semaine de la Fête du Travail n'a pas été de cette
qualité depuis de nombreuses années. 2001 tiendra, à
cet égard, une place exceptionnelle! D'abord, ce départ en pleine nuit confère un caractère d'expédition à cette excursion; de plus, cette fièvre du départ que tous ressentent - encore plus apparente, dirait-on, chez ceux qui sont déjà allés à l'Île-aux-Basques - crée une atmosphère vraiment unique.. Le trajet se fait sans encombre: avec un petit arrêt de repos, cinq heures plus tard on est sur le quai de Trois-Pistoles. Le temps d'attente du bateau s'occupe en retrouvailles ou en présentations, puis aussi en cette lecture de la mer et du ciel pour savoir si on traversera ou pas... De fait, la moitié du groupe a failli passer la fin de semaine à Trois-Pistoles plutôt que sur l'île. Traversée mouillante pour certains car la mer était dure, mais sans autre encombre. On déballe, on réfrigère, on prend connaissance des lieux, enfin bientôt on est installé et fin prêt à répondre à une première proposition de sortie de notre moniteur-chef Gert-Uwe. Premier contact intime avec cette île-refuge: on ne peut que se sentir ému de se trouver en un lieu aussi préservé, privilégié de bénéficier de cet accès réservé. Tout comme les sentiers, cette île envoûte: pas une fois on ne refera aucun des sentiers sans continuer de découvrir et redécouvrir plantes, oiseaux, champignons, points de vue, berges, ... |
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du relevé des observations qui coïncide avec celle de l'apéritif.
"Cette première sortie nous a valu 32 espèces"
totalise le moniteur Jean-François, parmi lesquelles on peut souligner
la Mouette tridactyle, le Courlis corlieu, le Tournepierre à collier.
Une petite pause, puis c'est l'organisation pour le souper où fraterniseront
tous les participants (deux chalets). Le tout se termine par un jeu de
silhouettes d'oiseaux où l'on met à l'épreuve le
sens d'observation et c'est là que l'on découvre parmi le
groupe l'existence de plusieurs connaisseurs. Il n'est pas très tard après le coucher du soleil lorsque chacun ressent le besoin bien naturel de rejoindre sa couche après avoir expérimenté la toilette à l'eau froide (quelque chose de vécu il y a déjà plusieurs lunes). Il faut très bien dormir car le réveil est prévu, pour ceux qui le veulent bien, pour six heures: une tournée est organisée avant le déjeuner, i.e. 6h30. La pluie désorganise le départ: certains partent de leur côté avant que la pluie ne cesse et que ne s'ébranle la majorité du groupe pour l'observation matinale. Le déjeuner sera suivi par une seconde sortie où tous seront conviés. L'appétit se chargera de rappeler les participants aux chalets, afin de se refaire des forces avant d'entreprendre l'excursion majeure de la journée. Tous les intérêts - botaniques, ornithologiques, pélagiques, mycologiques, ou autres - se manifestent au cours de cette randonnée d'abord ornithologique. Il y a tant à voir! |
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| Une bonne récolte
d'oiseaux observés se vérifie au cours de la comptabilisation
de fin d'après-midi. Le décompte est complet: 46 espèces
dont 21 nouvelles avec les trois Macreuses (à front blanc, brune
et noire), le Bécasseau maubèche, le Bécasseau à
croupion blanc, même le Colibri à gorge rubis. Souper suivi d'un jeu questionnaire et agrémenté, que dis-je, auréolé d'un phénoménal coucher de soleil et d'un non moins spectaculaire lever de lune! Les groupes s'étiolent alors que le sommeil gagne de plus en plus de l'autre côté; la nuit sera bonne parce que méritée. |
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Nous avons eu droit
à un savant exposé sur les algues de l'île, sans exclure
d'autres plantes tels que les lichens qui s'incrustent aux roches de rivage.
Grand merci à Denise Després qui s'est fait un plaisir de
reprendre sa démonstration pour deux qui s'étaient écartés...
C'est au cours de cette séance que j'ai repris conscience de combien
il y avait de vie partout, partout, intensément et combien elle
avait de formes, d'aspects, d'adaptations, de richesses. Le bilan ornithologique de la troisième journée qui, elle aussi, s'est déroulée beaucoup trop vite, parce que trop belle et trop riche, a été de 53 espèces où 13 sont nouvelles: on y a noté entre autres le Faucon pèlerin, la Mouette de Bonaparte, le Grèbe jougris, la Paruline des ruisseaux. C'est en pensant au lendemain que je me disais: déjà le dernier après-midi; comme on a à peine le temps de s'arrêter, de prendre le temps pour regarder autour de soi et de profiter de tout ce qui nous entoure, surtout dans un lieu si calme et si propice à l'appréciation du beau, du merveilleux tant par terre que dans les airs. Un aspect des plus agréables a été de pouvoir se déplacer ou bien tous en groupe où les connaissances de chacun passent spontanément de chacun à tous - avis aux néophytes - ou bien en isolé, libre de se recueillir sans que personne n'y trouve à redire. Au contraire, on nous avait avisé que c'est de cette façon que fonctionnait cette excursion. |
| Comme il se devait,
après un splendide avant-midi le jour du départ, la mer
s'est montée et a fait craindre à Françoise de devoir
passer une journée de plus sur l'île, garde-manger vide ou
pas! Mais... mais une fois tout le monde traversé, la mer redevint
belle et la pluie a cessé. Un séjour inoubliable avec un groupe exceptionnel; au dire de certains, un groupe qui fait bloc, avec un esprit d'entregent hors de l'ordinaire. Heureux suis-je d'en avoir été! Et un merci incommensurable à tous nos guides GO: Gert-Uwe, Jean-François, Dominic et Denise. J'allais oublier que ce bel avant-midi nous avait livré 44 espèces, dont 10 nouvelles, comptant la Sarcelle d'hiver, la Buse à queue rousse, le Chevalier grivelé, le Grimpereau brun. Ce qui fait que le total des espèces observées au cours de ces jours atteint 76, soit deux de plus que l'expédition de l'an dernier qui avait eu lieu en juin. P.S. Je tiens à remercier sincèrement Jean-François Noulin sans qui je n'aurais pas pu vous livrer ces compilations. |
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