Excursion à l'Île-aux-Basques
du 29 août au 2 septembre 2008
par Françoise Thomas
photos de Luc Laberge
La flèche de sable de l'Île-aux-Basques
La flèche de sable de l'Île-aux-Basques
Le vendredi 29 août dernier, nous étions onze membres de la SBM sur le quai de Trois-Pistoles à nous embarquer pour l'Île aux Basques. Sur les lieux, encombrée de mes bagages et d'une légère crainte de l'inconnu (j'en étais à mon premier voyage avec la SBM), je pris quelque temps pour m'habituer à l'endroit qui allait m'héberger pendant trois nuits : un chalet sans eau chaude, ni électricité, ni toilette moderne, divisé en trois pièces, deux très grandes et une beaucoup plus petite.  Heureusement, une fois installés, nous nous sommes empressés de partir en excursion de reconnaissance, et dès les premiers instants, je fus séduite.
L'Île aux Basques étant un milieu naturel protégé, non perturbé (ou à peine) par la pollution, les routes et les activités d'une population dense d'humains (les commodités de l'île peuvent accueillir 28 habitants maximum), la faune ailée peut, selon moi, y circuler plus librement, affichant à proximité sa diversité et ses caractéristiques. Aussitôt que je pus parcourir les alentours avec mes jumelles, je repérai en cinq minutes, à moi seule (fantastique!), des Courlis corlieu, des Bécasseaux et de nombreux Eiders à duvet. De même, par la suite, à chaque détour que nous faisions par la " pointe " de l'île, un couple de Busards Saint-Martin apparaissait, à quelques mètres de nous parfois, nous accompagnant avec ses descentes en piqué et ses vols sur place. Pluvier semipalmé et Tournepierre à collier
Pluvier semipalmé et Tournepierre à collier
Monotrope uniflore
Monotrope uniflore
À l'Île aux Basques, il y a des champs, où nous avons identifié bon nombre de Parulines (à croupion jaune, flamboyante, obscure et bleue) et autres passereaux, et dégusté des framboises, des groseilles et des bleuets; il y a la forêt dont quelques sentiers sont bordés de dizaines d'espèces de champignons différentes et d'une flore particulière (le Monotrope uniflore, qui a été identifié après plusieurs discussions); il y a un marais aussi, où nous avons observé, notamment, un Troglodyte mignon, un Bruant à gorge blanche et une Paruline masquée; il y a les , lieux de prédilection qui m'ont réservé les plus belles surprises de mon séjour. En effet, les plages de galets grouillaient de Bécasseaux (entre autres, sanderling, semipalmés, de Baird), de Pluviers semipalmés et de Tournepierres à collier, sans compter les Goélands (argentés, à bec cerclé et marins), habitués des bords de mer. Un après-midi, nous allions les quitter pour nous diriger vers le champ voisin lorsqu'un Faucon pèlerin surgit et passa à l'attaque. Quel spectacle! Étonnamment, les oiseaux de rivage reprirent leur activité normale à peine quelques secondes après le passage de l'oiseau de proie, remuant algues et galets de leur bec comme si de rien n'était. Enfin, le dernier jour de l'excursion nous fit le cadeau d'une observation spéciale, celle d'un groupe de phoques se prélassant au soleil sur la rive d'un îlot, non loin d'un groupe de Macreuses.
Mais le soir, que faisions-nous? Ceux et celles qui tenaient encore debout pouvaient profiter d'un cours condensé d'astronomie à la faveur de l'obscurité et admirer la voie lactée.

Ces heures à la fois instructives et délicieuses, passées à observer la nature sauvage d'un coin du Bas-Saint-Laurent, n'auraient pas été rendues possibles sans les organisateurs de la SBM et les connaissances des guides et de tous les participants du voyage, en particulier N. C., Luc Laberge, Francine Allaire et Franklin Baril. Je les remercie de tout coeur pour leur patience et générosité. Dans un autre ordre d'idées, je remercie Annie Tellier pour m'avoir préparé un excellent café.

Françoise Thomas
L'étang d'eau douce
L'étang d'eau douce




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