
Vous trouverez dans cette page quelques renseignements utiles lorsqu'on désire faire de l'observation d'oiseaux. Ces textes ont été rédigés par les guides du Club d'ornithologie de la Société de biologie de Montréal à l'intention des nouveaux membres, mais également pour les plus anciens.
Code d'éthique de l'A.Q.G.O.
Le présent code d'éthique a été adopté par l'Association Québécoise des Groupes d'Ornithologues afin d'amener ses membres à se conformer à certaines règles qui visent la promotion de ses objectifs de protection des oiseaux et de préservation de leurs habitats. Que vous soyez membre d'un club d'observateurs d'oiseaux ou non, ce code d'éthique peut vous servir de règles de base lors de vos sorties d'observation.
Le comportement des ornithologues doit être orienté de façon à ne pas perturber les oiseaux. En accord avec cet énoncé, il est recommandé :
Le comportement des ornithologues amateurs doit être orienté de façon à protéger et respecter les habitats des oiseaux. En accord avec cet énoncé, il est recommandé :
Le comportement des ornithologues doit être orienté de façon à respecter la propriété d'autrui. En accord avec cet énoncé, il est recommandé:
Le comportement des ornithologues doit être orienté de façon à respecter les autres observateurs et observatrices. En accord avec cet énoncé, il est recommandé, en tant qu'individu :
En tant que responsable d'un groupe :
Les excursions
Les excursions sont annoncées dans le "Bio-Nouvelles". Pour chaque excursion, le rendez-vous est fixé habituellement à une station de métro et l'heure annoncée est celle du départ. Par conséquent, il est plus prudent de venir un peu plus tôt.
Les excursions sont gratuites pour les membres, excepté les frais de covoiturage et parfois les frais de stationnement ou d'entrée dans certains parcs. Dans tous les cas, vous serez prévenus avant le départ. Sur place, le guide du jour vous donnera une brève explication du déroulement de la sortie; quels sites seront explorés?, quels oiseaux aurons nous la chance de voir?, quelle route suivrons nous?, etc. Il vérifiera aussi que tout le monde présent peut se rendre sur le lieu de l'excursion, soit avec sa propre automobile, soit par covoiturage. À ce propos, les passagers des automobiles doivent prévoir des frais de covoiturage de 10 cents par kilomètre parcouru pour les premiers lang=FR-CA>100 km, 5 cents du kilomètre ensuite. Si, malencontreusement, le nombre de personnes devait dépasser le nombre de places disponibles, alors la préférence serait donnée aux membres de la SBM.
En général, les excursions de la fin de semaine se prolongent au-delà de l'heure du dîner. Pour cette raison, il est demandé (sauf avis contraire) d'apporter son lunch. Il faut aussi penser à se vêtir en fonction des conditions météorologiques (Voir la rubrique "Comment s’habiller").
Pour faire de bonnes observations, une paire de jumelles est nécessaire. À l'oeil nu, beaucoup de détails du plumage nous échappent et reconnaître un oiseau devient difficile. En ce qui concerne l'identification, il existe plusieurs livres mais, au cours d'une excursion, ils ne sont pas nécessaires puisque vous aurez un guide en chair et en os. Par contre, si vous prévoyez acheter un livre, il vous sera possible lors des sorties d’en comparer plusieurs et ainsi de faire votre choix selon vos préférences. Vous trouverez ci-après les titres de deux guides d’identification parmi les plus couramment utilisés sur le terrain.
Nous serons heureux de vous compter parmi nous. Nous en profitons pour vous rappeler que lorsqu’on observe les oiseaux, il est préférable d’être plutôt silencieux: 1) pour ne pas les effrayer et 2) pour mieux les repérer à leur chant. Il ne s’agit pas d’entrer dans un mutisme total, mais simplement de choisir les moments opportuns avant d’entreprendre une longue conversation. Et si jamais c’est plus fort que vous, on vous invite à marcher un peu en retrait du groupe, afin de respecter les autres.
Comme toute nouvelle activité de groupe, quand on arrive, on ne connaît personne; plusieurs anciens membres se connaissent très bien, certains sont très expérimentés, d’autres moins…. Ne soyez pas gênés; posez vos questions sur tel oiseau ou tel comportement. Gardez en tête que chacune des personnes présentes a déjà vécu sa “première sortie” avec plus ou moins de connaissances. Les groupes peu ou très nombreux, changent, évoluent, s’enrichissent surtout si VOUS y êtes! Alors quand aurons-nous la chance de vous rencontrer?
Premiers guides d'identification pour les oiseaux:
Comment s'habiller pour une excursion?
Avez-vous déjà eu froid lors d'une excursion d'ornithologie? Il est probable que très peu ou aucun d'entre vous ont répondu non! Pourtant, même dans le cas d'un observateur averti, la réponse est oui. Mais, heureusement on apprend vite à s'habiller adéquatement et nous allons partager notre expérience avec vous.
Avant de commencer, nous allons vous poser une autre question: "Avez-vous déjà gelé en attendant un autobus?" Quelque chose nous dit que votre réponse est positive! Une autre question: "Lors des excursions ornithologiques, avez-vous l'impression parfois, d'attendre un autobus?"
Bon, bon! Fini les questions, mais admettez qu'on reste "planté" debout autant de temps, sinon plus longtemps à faire de l'ornitho qu'à attendre un autobus! Voilà pourquoi il est nécessaire de s'habiller plus chaudement qu'à l'accoutumée pour les excursions d'ornithologie. Être bien habillé aide à garder les extrémités (et sa bonne humeur) au chaud.
Commençons par les orteils. Premièrement et évidemment, oubliez vos gougounes ou babouches. Le soulier de course constitue le minimum et l'idéal pour les temps cléments. Quand le mercure descend, les bottines de marche et les bottes d'hiver deviennent nécessaires. Sans contredit, les bottes de type "Sorel", celles avec un bottillon de feutre à l'intérieur, sont les meilleures pour garder les pieds au chaud. Enveloppez vos pieds d'une ou deux paires de bas de laine. Évitez à tout prix le coton car il absorbe l'humidité de la transpiration et la gardera bien collée à vos orteils: une bonne recette pour les geler au premier arrêt prolongé. La laine a l'avantage d'absorber très peu l'humidité et est donc supérieure. Les bas en polypropylène sont aussi recommandés (disponibles dans certains magasins d'articles de sport). Habituellement, certains portent une paire de bas en polypropylène avec une paire de bas de laine par-dessus avant d'enfiler leurs bottes "Sorel". À la maison, retirez les bottillons de feutre de la botte pour qu'ils sèchent bien.
Si malgré tout, vous avez encore froid aux pieds, il est temps de suivre ce vieil adage: "Si tu as froid aux pieds, coiffe-toi la tête!" On perd jusqu'à 40 % de sa chaleur corporelle lorsque l'on se promène nu-tête. Il faut alors porter une tuque ou autre chapeau chaud. Oui, plusieurs d'entre vous préfèrent aller en enfer que de porter une tuque. Sachez qu'une tête nue par temps froid, c'est l'enfer sibérien.
Pour vos autres extrémités, les doigts, une bonne paire de gants ou de mitaines règlent bien la chaleur (sauf si on les a laissés à la maison). Les gants procurent une meilleure dextérité pour manipuler jumelles et télescope. Par contre, les mitaines sont plus chaudes.
Pour le reste du corps, les sous-vêtements longs, chandails de laine, les salopettes et le manteau d'hiver sont de rigueur entre novembre et avril, spécialement pour les sorties sur le bord du fleuve et dans les milieux ouverts comme le barrage de Beauharnois ou encore les champs de St-Hubert.
Un bon conseil, habillez-vous en "pelures d'oignon", c'est-à-dire, par couches. De cette façon, si vous avez chaud, vous pouvez vous «peler» graduellement et ainsi régulariser votre chaleur.
Un autre conseil, peut-être plus important encore: il vaut mieux avoir trop de vêtements que pas assez. Si vous avez chaud, il est facile d'en enlever et si le temps est plus froid que prévu, et c'est souvent le cas, vous ne serez pas pris au dépourvu.
Comment indiquer la position d'un oiseau ?
| Naturellement, cette personne n'a pas des yeux derrière la tête. Donc, forcément, l'oriole se doit d'être devant. Ce n'est pas sorcier. Sauf que l'indication, sans être fausse, n'est pas vraiment claire. Vous en conviendrez! Pendant nos excursions, à la SBM, savez-vous combien de fois nous entendons: « Il est juste devant moi »?. Laissez nous vous dire: beaucoup trop souvent. Et ce n'est pas tout, voici d'autres réponses du même acabit: « Il est juste là dans l'arbre », naturellement, c'est l'un des arbres de la forêt qui nous fait face; « Il est juste là, sur la branche ». Quelle branche? De quel arbre? Il nous est donc devenu évident que plusieurs SBMistes ont de la difficulté à donner des indications justes sur la position de l'oiseau aperçu. Et il faut bien dire que ce n'est pas facile! Voici donc quelques conseils! Nous pouvons vous suggérer au moins trois façons de vous y prendre. La première consiste à trouver quelque chose de remarquable à proximité de l'oiseau, un repère évident, qui saute aux yeux. Par exemple, un arbre plus gros ou plus grand que les autres; le seul conifère devant nous; un arbre mort penché, tout croche; un rocher; un nuage. N'importe quoi, du moment que c'est évident et facile à repérer. |
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Ensuite, aidez vos compagnons à orienter leur regard dans la bonne direction. Par exemple, dans le deuxième arbre à gauche de l'arbre mort, sur le bout de la troisième branche à droite; ou encore, au-dessus et derrière l'arbre penché, on voit un gros feuillu dont le tronc est fourchu à environ lang=FR-CA>20 pieds du sol puis regardez sur une branche à gauche à trois pieds au-dessus de la fourche de gauche, ouf!... Oui, ce peut-être long, ce n'est pas grave, du moment que la route est facile à suivre, c'est bon. La deuxième façon, utile surtout lorsque aucun repère évident n'est présent, est d'évaluer la distance entre nous et l'oiseau et sa hauteur par rapport au sol. Ne recherchez pas la précision dans vos mesures, personne ne sortira son ruban à mesurer. Il s'agit d'avoir une idée de la distance (10 pieds, 50 pieds, 100 mètres ou 2 kilomètres) et de la hauteur (au sol, 2 pieds du sol, 5 mètres, dans la cime de l'arbre, etc.). La troisième façon intéressante est d'imaginer une horloge à la place de la couronne de l'arbre et de dire que l'oriole est à 2 heures. Dans certaines situations, ça fonctionne très bien. Aussi, il est bon de mentionner toute autre information pertinente. Par exemple, l'oiseau est immobile ou sautille de branche en branche vers la gauche, il chante, etc. Aussi tenez compte d'un obstacle qui ne gêne pas votre vision, mais qui gênerait, par exemple, les gens à votre droite. Vous pouvez alors inviter ces personnes à venir se placer derrière vous ou à votre gauche. En suivant ces quelques conseils, il vous sera plus aisé de donner de bonnes indications et plus de gens pourront contempler l'oiseau que vous avez aperçu. |
Trouver et identifier les oiseaux
Un habitué de l’observation des oiseaux est toujours étonné de s'apercevoir que les gens ne se rendent même pas compte qu’ils vivent entourés d'une multitude d’oiseaux. Pourtant, ces derniers sont omniprésents, même en milieu urbain. Alors, pourquoi ne les voit-on pas? La plupart du temps, nous ne sommes pas conscient de l’environnement naturel qui nous entoure! Car, pour trouver et observer les oiseaux, tous les sens doivent être en éveil!
Quand vous commencerez à repérer quelques oiseaux, vous trouverez probablement leur observation plutôt difficile et leur identification quasi impossible. C'est qu'il vous manquera les deux outils indispensables à tout observateur. En premier lieu, il vous faut une paire de jumelles, car vous vous apercevrez que l’oiseau le plus fluo, vu à contre jour, n’est autre qu’une silhouette! Avec vos jumelles, les couleurs et détails de l’oiseau se dévoileront. Le deuxième outil indispensable est un bon guide d’identification des oiseaux qui vous permettra après une recherche plus ou moins longue, de peut-être donner un nom à l’oiseau observé.
Que devez vous remarquer sur un oiseau pour l’identifier avec justesse? La bonne réponse: tout! Eh oui, tout ce que vous pouvez noter, notez le! Pour commencer, avant même de voir l’oiseau, vous aurez noté son habitat: sur le fleuve, dans un parc urbain, une forêt coniférienne, une forêt de feuillus, un marais etc. Vous rechercherez des canards en milieu humide, une grive en forêt, un moineau en ville.
| Lorsque vous aurez trouvé un oiseau, remarquez sa silhouette qui peut être très caractéristique d'une espèce ou, au moins, d'une famille. L’oiseau a-t-il une silhouette trapue comme un Étourneau sansonnet (à gauche), ou élancée comme un coulicou (à droite)? | ![]() |
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L’oiseau a-t-il le bout des ailes arrondi comme celles du Colin de Virginie (à gauche), ou pointu comme l’Hirondelle rustique (à droite)? |
| Regardez la forme du bec : est-il court et pointu comme une paruline (1), gros et conique comme un bruant (2), plus long et fort comme une sterne (3), ou crochu comme celui d’un oiseau de proie (4)? | ![]() |
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Remarquez aussi la forme de sa queue: fourchue comme celle de l’Hirondelle rustique (1), carrée comme celle de l’Hirondelle à front blanc (2), encochée comme celle de l’Hirondelle bicolore (3), arrondie comme celle du Geai bleu (4), ou pointue comme celle de la Tourterelle triste (5)? |
| Observez aussi le comportement de l’oiseau: garde-t-il la queue relevée comme un troglodyte ou abaissée conne un moucherolle? Hoche-t-il la queue? Est-il furtif? Ou est-ce qu’il se perche à découvert pour partir capturer un insecte et revenir au même perchoir comme un moucherolle? | ![]() |
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Grimpe-t-il sur le tronc des arbres en spirale comme le Grimpereau brun (à droite), progresse-t-il de façon saccadée comme un pic (au centre), ou descend-t-il la tête première comme une sittelle (à gauche)? |
| Quel est le style de son vol: ondulé comme le Pic flamboyant, rapide et droit comme la Tourterelle triste, ou fait-il du sur place comme un martin-pêcheur? Le battement des ailes est-il rapide ou lent? Le coup d’aile a-t-il une grande amplitude ou est-il léger? | ![]() |
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S’il nage, flotte-t-il à peine comme un Plongeon huard (1); ou comme un ballon telle que la Gallinule poule-d’eau (2). Pour se nourrir, plonge-t-il complètement (3) ou barbotte-t-il en gardant son postérieur hors de l’eau? |
| Fréquente-t-il un milieu humide? A-t-il de longues pattes comme un héron ou est-il petit comme un bécasseau? Si c'est un bécasseau, que fait-il? Court-il? Comment se nourrit-il? A-t-il un comportement particulier comme le hochement de la queue? | ![]() |
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Remarquez les motifs du plumage. La poitrine est-elle tachetée comme une Grive des bois (1), rayée comme le Moqueur roux (2), ou unie comme chez le coulicou? |
| Les motifs de la queue des oiseaux doivent être aussi examinés: bout de la queue blanche chez le Tyran tritri (1), des taches blanches aux coins chez le Tohi à flancs roux (2), ou des plumes latérales de la queue entièrement blanches comme chez le Junco ardoisé (3)? | ![]() |
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Le croupion des oiseaux est à noter; chamois chez l’Hirondelle à front blanc (1), blanc chez le Pic flamboyant (2) et le Busard St-Martin, jaune chez plusieurs espèces de parulines. |
| Il est important de bien noter les motifs de la tête. Retrouve-t-on des lignes noires au travers de l’œil, au-dessus de l’œil? La calotte est-elle rayée? Retrouve-t-on un cercle autour de l’œil, ou des lunettes? Une moustache? | ![]() |
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Tous ces détails sont importants pour l’identification finale de l'oiseau. Remarquez aussi s'il y a présence ou non d’une ou deux barres allaires ainsi que leur couleur. |
| Sur un oiseau en vol, on peut remarquer les motifs des ailes. Sur les ailes des canards, on peut trouver des plages blanches (1), des barres en longueur (2), d'autres genres de motifs, ou même aucun(3). | ![]() |
Il sera difficile au début de mémoriser tous ces critères. Prendre des notes et faire un croquis pendant l’observation d’un oiseau est une bonne façon de ne rien oublier et c’est indispensable lorsque vous croyez être en présence d’un oiseau rare. S’il y a d’autres observateurs, demandez leur avis pour confirmer votre observation. Encore mieux, prenez une photo et les sceptiques seront confondus.
Pour accélérer sa progression dans l’identification, le débutant devrait se concentrer à apprendre sur le bout des doigts les espèces communes: le Moineau domestique, l’Étourneau sansonnet, le Merle d’Amérique etc. Par exemple, il vous sera très difficile, voir impossible d’identifier le Goéland de Thayer si vous ne pouvez pas identifier facilement le Goéland argenté et le Goéland arctique.
Parfois, il est impossible de parvenir à une identification vraiment sûre. Dans le doute, vous pouvez noter votre observation en notant juste le nom du genre avec le suffixe sp., par exemple: bécasseau sp. Il n’y a aucune honte à ne pas pouvoir identifier tous les oiseaux que vous voyez. D’ailleurs, personne n’a encore réussi ce tour de force!
Texte inspiré de, et illustrations tirées de: Les oiseaux de l’Est de l’Amérique du Nord, Les guides Peterson, Edition Marcel Broquet Inc. 1989, pages 23 à 29
Les feuillets EPOQ
Pourquoi remplir des feuillets d'observations quotidiennes ?
Lorsque vous participez à une sortie du club d'ornithologie, le moniteur responsable de l'activité distribue des feuillets d'observations. À la fin de la sortie, tous les participants se rassemblent pour inscrire les observations de la journée sur un feuillet. Vous vous demandez peut-être à quoi servent tous ces feuillets. Il s'agit d'une forme de recensement. Ils sont compilés dans une base de données informatisée nommée E.P.O.Q. (Étude des populations d'oiseaux du Québec).
Un peu d'histoire
C'est vers 1948 que Victor Gaboriault a eu l'idée de compiler ses observations quotidiennes sur un feuillet. Par la suite, des milliers de feuillets seront complétés par les membres du Club des ornithologues du Québec. En 1975 Jacques Larivée, ornithologue et informaticien, entreprend avec plusieurs collaborateurs l'informatisation des données. Ils mettront 3 ans pour coder les quelques 40000 feuillets accumulés. La base de données EPOQ était née. Depuis le système des feuillets a été étendu à tout le Québec. En 1999, la base EPOQ contenait 290079 feuillets et plus de 4 millions de mentions provenant de 4513 sites d'observations. C'est l'Association des groupes d'ornithologues du Québec (AQGO) qui gère la base EPOQ depuis 1988. lang=FR-CA>Jacques Larivée est toujours le responsable d'EPOQ auprès de l'AQGO et le coordonnateur du projet. Dans la plupart des régions, des compilateurs recueillent les feuillets, les codifient et les transmettent à la base EPOQ.
Remplir un feuillet, c'est s'assurer que nos belles observations ne s'évanouiront pas avec nos souvenirs; c'est contribuer à une meilleure connaissance de nos oiseaux, de leurs comportements, et de leur répartition. Grâce à la présence de milliers d'observateurs sur le terrain, le statut des espèces et de leur abondance peut être mieux estimé pour un site particulier ou pour toute une région. Il devient possible d'établir des cartes de distribution plus précises. Le simple fait de compléter un feuillet peut même contribuer à la protection des oiseaux et de leurs habitats. Des ornithologues de l'Outaouais s'appuyant sur les données contenues dans la base EPOQ ont réussi à obtenir des modifications à un projet de golf dans leur région. Ils ont fait valoir que quelques modifications au projet initial diminueraient grandement les impacts sur les populations d'oiseaux.
Région de collecte des feuillets
Le club d'ornithologie de la SBM a défini un territoire pour lequel il peut traiter vos feuillets (Voir la carte ci-jointe). Il s'agit d'un vaste territoire dont les limites sont, grosso modo, les suivantes: au sud, la frontière américaine, à l'ouest la frontière ontarienne, au nord une ligne droite passant par Saint-Calixte, Saint-Paul-de-Joliette et Saint-Robert (le 46ième degré de latitude nord), et à l'est l'axe de la rivière Yamaska (le 73ième degré de longitude ouest).

Comment remplir les feuillets
Un feuillet doit être rempli par jour par site. Si au cours de votre journée vous faites plusieurs arrêts, par exemple à Montréal et à Verdun, il faudra alors compléter 2 feuillets (un pour chaque site). Vous devrez indiquer le site de façon précise. Exemple: Montréal, Jardin Botanique. Si plusieurs observations sont faites à un même endroit et dans une même journée (par exemple à vos mangeoires le matin et le soir), vous ne complétez qu'un feuillet en indiquant la durée totale de vos observations.
Écrire la date au complet avec le mois en lettres pour éviter toute confusion. Par exemple: 5 juillet 2003 et non 5-7-03 qui pourrait être confondu avec 7-5-03.
Inscrire la durée de votre excursion ou de votre observation en minutes ou en heures (exemple: 120 minutes ou 2 heures). Vous pouvez également choisir d'indiquer l'heure d'arrivée et celle de départ (exemple: de 9h à 13h).
Bien indiquer les noms des observateurs. Vous pouvez être plusieurs à noter vos observations sur un même feuillet. Celui ou celle qui complète le feuillet pour le groupe écrit son nom en premier. Le premier nom figurant sur le feuillet est réputé être celui de l'auteur du feuillet.
Écrire le plus précisément possible les quantités d'individus pour chaque espèce. Il vaut mieux inscrire un nombre approximatif plutôt qu'une simple coche.
Pour éviter des erreurs de saisie de la part des compilateurs, veuillez écrire lisiblement avec un crayon contrastant (évitez les crayons de plomb) et soulignez les espèces observées. Vous pouvez utiliser un surligneur.
Lorsque vous observez une espèce moins fréquente ou un comportement intéressant, écrivez des notes ou des détails au verso du feuillet. Plus l'espèce est rare, plus la description devra être complète pour justifier votre observation. Vous pouvez noter également si l'oiseau est un mâle, une femelle, le nombre de poussins, d'œufs, s'il s'agit d'un adulte, d'un juvénile, le type de plumage (mue, nuptial, éclipse). Tout ce qui semble intéressant d'un point de vue comportemental ou autre peut-être noté.
Vous pouvez remettre vos feuillets aux moniteurs lors des excursions du Club ou les poster à l'adresse de la Société de biologie de Montréal.
Pour les feuillets à l'extérieur du territoire de la SBM, vous pouvez les envoyer directement aux clubs des régions concernées ou électroniquement à l'adresse suivante : http://www.oiseauxqc.org/feuillet.jsp?ts=1093811338145
Les adresses des clubs se trouvent au verso des feuillets.
Quelques numéros de téléphone utiles
Oiseaux blessés
Oiseaux de proie, Grand Héron
Union Québécoise de Réhabilitation des oiseaux de Proie
(514) 345-8521 poste 1 8545
Autres oiseaux
Le Nichoir : (450) 458-2169
Centre de réhabilitation des oiseaux blessés de la Montérégie : (450) 467-2375
Oiseaux bagués ou marqués
Bureau de bagage des oiseaux
Service canadien de la faune
1-800-327-2263
ou par courriel: bbo_cws@ec.gc.ca
Les coordonnées de la SBM
Société de biologie de Montréal
Biodôme de Montréal
4777, avenue Pierre-de Coubertin
Montréal (Québec) H1V 1B3
Téléphone : (514) 868-3278
Télécopieur : (514) 868-3065
Courriel : micl@videotron.ca
Site Web : http://www.aqgo.qc.ca/sbm
Date de révision: 2005-06-17
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