Traversée des Monts Groulx 2005
Septembre 2005
(Texte et photos de Richard Guillet)

Notre belle équipe composée de Claudette Larocque, Christian Auclair, Lise Côté, Gert-Uwe Schonbeck, Frédéric Schonbeck et moi-même venons de terminer une belle excursion de randonnée pédestre dans les Monts Groulx situés au nord-est du barrage de Manic V et juste à l'est de l'Île René-Levasseur, soit entre le 51e et le 52e parallèle. Nous sommes parti de Montréal le 17 septembre dernier et le lendemain soir, nous étions campés juste au départ de notre sentier, soit au kilomètre 335 de la route 389.

De gauche à droite: Gert-Uwe Schonbeck, Claudette Larocque, Frédéric Schonbeck, Chritian Auclair, Lise C&ocic;té Richard Guillet

De gauche à droite: Gert-Uwe Schonbeck, Claudette Larocque, Frédéric Schonbeck, Chritian Auclair, Lise Côté Richard Guillet

Tout de suite, les Mésangeai du Canada nous guettent au cas où nous laisserions traîner de la nourriture.  Quand ils ne trouvent rien, ils tentent de nous l'arracher littéralement des mains. Lundi le 19, nous quittons avec tout notre attirail et nourriture pour 6 jours dans nos sacs à dos, le mien pèse 19 Kg, les sacs des autres varient entre 14.5 et 24 Kg.  Dans la forêt, la Mésange à tête brune est omniprésente. Le Tétra du Canada, le Bec-croisé bifascié, le Roitelet à couronne dorée et le Bruant à gorge blanche sont aussi présents. Plus haut, sur le massif Provencher, le Bruant à couronne blanche et le Junco ardoisé sont vus régulièrement, tandis que le Pipit d'Amérique patrouille la toundra en bon nombre. Sur ce massif, et pour le restant de la semaine, nous marcherons dans la sphaigne, la mousse, les lichens de caribou, des aulnes, des saules et autres herbacées, tous bien imbibés d'eau. En effet, les Monts Groulx sont un gigantesque milieu humide qui couvre toutes les montagnes. Il ne reste que quelques endroits minuscules et difficiles à trouver pour monter une tente sur une surface relativement peu humide, car les endroits secs sont inexistants!

Mésangeai du Canada
Tétra du Canada
Mésangeai du Canada
Tétra du Canada

Après une première nuit au Lac Quitin, nous nous réveillons avec un bon gel au sol. Nous partons tôt pour le Lac Magique pour y arriver pour le midi. En après-midi, nous faisons l’ascension du Mont Oxyria et avons la chance de voir un beau Porc-épic d'Amérique peu farouche. De retour au Lac Magique pour le souper, une belle curiosité nous attend, un peu de neige!

Bon, il continue de tomber quelques flocons toute la soirée et on se réveillera mercredi matin avec près de 10 cm de neige au sol. La tente de Christian et Lise s'est presque effondrée sur eux. La toile abri, qui était montée à bonne hauteur, avait fléchi et se trouvait à 30 cm du sol!

La neige est pesante

Mais on ne se décourage pas, on continue en direction du Mont Veyrier, le plus haut sommet des Monts Groulx à 1105 mètres d'altitude. Il continue de neiger, mais finalement, on se dit que c'est mieux que de la pluie! Juste avant d'atteindre le sommet du Mont Veyrier, une grande surprise nous attend! En effet, nous trouvons 6 Lagopèdes des saules! Personne ne pensait que cette espèce pouvait se retrouver si au sud en septembre. Le groupe semblait être un groupe familial. J'ai réussi à prendre quelques bons clichés avec ma Coolpix 8800. En redescendant de l'autre coté de la montagne, nous croisons dans la neige à 4 ou 5 autres endroits, des pistes de ce qui ne peut qu'être d'autres lagopèdes. À la fin de la journée, nous traversons avec précautions la rivière Torrent. Heureusement, que celle-ci est près de sa source ; nous pouvons la traverser en sautant d'une roche à l'autre. Nous évitons donc d'avoir à nous déchausser dans la neige pour traverser l'eau glaciale pieds nus... Ce n'est pas que nos pieds étaient secs; au contraire, nos bottes de marche et nos chaussons étaient maintenant détrempés à force de marcher dans la neige fondante, dans la sphaigne et la mousse imbibés d'eau et nos pieds étaient depuis longtemps bien refroidis. C'est juste qu'on voulait éviter de les congeler...

L'idée, c'est de ne pas hésiter

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la neige se transforme en pluie, mais les précipitations cessent au petit matin. Après notre petit déjeuner, nous partons à l'assaut du prochain massif. Autre surprise, un Butor d'Amérique s'enfuit devant nous. Il était perché bas dans un arbre! Nous campons jeudi soir au Lac des Surveillants, au pied du Mont de la Tour Boissinot.

Le lendemain, tout près du Mont de la Tour Boissinot nous apercevons un autre groupe de 12 Lagopèdes des saules. Nous prenons d'autres belles photos. Pendant cette séance de photos, la brume se lève et nous pouvons enfin admirer le paysage particulier des Mont Groulx. On se dirige ensuite vers le Mont Jauffret. Un Canard noir s'envole d'un lac près de ce sommet.  Le temps se dégage de plus en plus et un front froid passe. Avec le vent, nous ne niaisons pas sur le sommet. Nous en profitons pour amorcer notre marche de sortie au kilomètre 366.

Lagopède des saules
Lagopède des saules
Lagopèdes des saules

Autres espèces d'oiseaux notés : Grand Corbeau, Plongeon huard, Grand-duc d'Amérique entendu une nuit.

Après quelques heures de conduite, on se paie 2 nuitées à La Nichée à Portneuf-sur-mer. Nous profitons de notre samedi pour faire une croisière sur le Fleuve et observer 2 Baleines bleues, un autre primecoche pour plusieurs. Un Balbuzard pêcheur est aperçu à 3 ou 4 Km au large! Plusieurs limicoles sp. se dirigent vers le sud.

Sur la route dimanche, nous apercevons un quinzaine d'oiseaux de proie en bordure de la route, surtout des Buses à queue rousse et plus près de Québec, des Urubus à tête rouge.

Ah! Quelle magnifique semaine!

Richard Guillet




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