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Pointe Pelée du 5 au 12 mai 2007 par Robert Boulanger
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Eh oui, le rêve s'est réalisé! Je n'y comptais plus depuis le temps que les circonstances faisaient que chaque fois que ce voyage était organisé, il m'était impossible de faire coïncider les étoiles. Mais même si je devais abandonner d'autres intéressantes activités prévues depuis longtemps, cette fois il n'était pas question de passer outre à Pointe Pelée. D'autant plus que plusieurs du groupe n'ont pas hésité à répéter leur expérience et leur plaisir.
Nous nous sommes réveillés de tôt matin pour être au rendez-vous au 4545, mais le lever a été facile. Le chargement s'est fait prestement et le transport aisé et confortable grâce à nos obligeants conducteurs Luc, Franklin et Olivier. Dîner-lunch en pleine nature et on est repartis! Vers les 18 heures, on est à notre hôtel à Leamington. Le temps de se rafraîchir et de déballer avant de se retrouver chez Paula pour le souper où tous semblent heureux du choix d'un seul ! Olivier nous y révèle que, tout en conduisant une bonne partie du trajet, il a pu identifier pas moins de 49 espèces d'oiseaux! La renommée de notre moniteur s'avère!
Lever à 6 h 00, déjeuner et départ à 7 h 15 : voilà nos débuts de journée, sauf pour deux jours où ce sera 4 h 00 et 5 h 15. Autant ceux qui connaissent déjà Pointe Pelée que les nouveaux venus sont fébriles, excités de se retrouver dans ce lieu de renommée mondiale. Malgré le vent et le froid, nous pouvons voir de nombreuses espèces dont l'observation et l'identification sont facilitées par le fait que les arbres n'ont pas encore déballé leurs feuilles. Chemin faisant, une Grue du Canada se laisse observer à satiété.
Une tempête a emporté 500 mètres de la pointe et déraciné grand nombre d'arbres : la pointe a changé de visage, mais il semble que ce n'est pas la première fois et qu'il est possible qu'elle reprenne, avec les ans, à peu près la forme qu'on lui a déjà connue. Nous pique-niquons, puis refaisons un autre sentier avant de nous déplacer au marais Hillman : c'est l'endroit pour observer quantité de limicoles. Le soir, après le souper, nous procédons au décompte des espèces vues, entendues ou observées durant la journée. Ce soir, nous comptabilisons 75 espèces. Très satisfaisante journée et le sommeil sera le bienvenu.
Le lendemain, lundi nous nous rendons au parc Rondeau, un autre très beau parc, très bien aménagé. Là aussi, parulines presque à volonté.
Un des aspects intéressants de cette grande sortie réside en la diversité des sites, milieux et environnement visités. À chaque jour, un autre lieu était investigué pour voir s'il pouvait nous livrer animaux, oiseaux, plantes ou environnements nouveaux, d'intérêt. Nous sommes allées au Parc national de la Pointe-Pelée à cinq occasions, parfois de retour dans des sentiers riches en observations, et souvent dans de nouveaux, tout comme dans les autres parcs visités.
Notre cinquième journée s'est passée dans un autre parc provincial, celui de Wheatley. Très agréable.
La température nous a favorisés tout au long de notre séjour; d'accord, il a fait frais les deux premiers jours, mais le reste a été chaud et nous avons eu droit à deux vraies journées d'été. La pluie n'est pas venue nous perturber.
En somme, nous avons été gâtés, sauf qu'un déficit de degrés Celsius nous a privés d'un grand nombre d'espèces de volatiles, au point que nous avons été témoins d'un phénomène peu fréquent de migration inverse, i.e. que les oiseaux ne trouvant pas les conditions nécessaires à leur subsistance, décident de retourner d'où ils viennent juste d'arriver; leur migration vers le nord reprendra dès que la température sera plus appropriée.

Le vendredi, superbe journée terminée chez Paula's Fish Place après une course effrénée à la Paruline orangée et une éventualité de sortie "appéritive" dans l'espoir d'ajouter à notre liste du jour, un certain Héron garde-boeuf.
Le retour s'est tout aussi bien déroulé que l'aller, avec la certitude que tout ceci n'avait pas été un rêve. Notre groupe se composait d'ornithologues experts, chevronnés ou amateurs, mais aussi de botanistes qualifiés. Nous avons eu aussi Louise qui savait croquer sur pellicule tout ce qui volait et qui voulait bien s'arrêter un instant. Une belle collection d'immortalisés.
À notre dernier souper collectif, nous avons levé nos verres à notre valeureux moniteur dont personne ne peut douter un instant de la compétence et du savoir. "Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années." Nous avons aussi bu à nos organisateurs-chef d'expédition-accompagnateurs-chauffeurs et aussi au groupe tout entier, car on peut guère espérer meilleure bande d'observateurs au sein de laquelle on n'a jamais trouvé le temps long : la dernière journée nous a pris par surprise.
Enfin, Robert salue avec plaisir, Annette, Bernadette, Denise, Elisabeth, Francine, Franklin, Jeannine, Jocelyne, Louise, Luc, Michelle, Monique, Olivier, Suzanne et Yvette et espère avoir la joie de les retrouver lors d'une autre évasion.
Robert Boulanger
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